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mercredi 12 janvier 2011

Une lettre anonyme qui fait du bruit au siége de L'AES

Alioune Badara Beye,president de l'association des ecrivains du Senegal
L’association des écrivains du Sénégal est-elle en léthargie ? C’est du moins ce que stipule une lettre anonyme écrite par une entité qui se définit comme étant le collectif des écrivains pour l’alternance à la tête de l’AES.
 Ce collectif s’adresse sans détours au président de l’association des écrivains du Sénégal, Alioune Badara Béye.

jeudi 9 septembre 2010

Nouvelles du Sénégal

On aura beau l’appeler « Yakar » (espoir en wolof) , Dakar est l’épicentre d’une certaine désespérance, sous les sourires aimables et la célèbre « Teranga » (hospitalité), la douleur du « petit peuple » n’a pas fini de se décliner, au fur et à mesure que se modernise le pays.

samedi 3 juillet 2010



Ferdinand Léopold Oyono, né le 14 septembre 1929, mort le 10 juin 2010, était un diplomate et homme politique camerounais ainsi que l'auteur de trois romans publiés à la fin des années cinquante.

Né en 1929 à Ebolowa, dans la Province du Sud Cameroun, Ferdinand Léopold Oyono poursuit au lycée de Provins, en France, des études commencées au lycée de Yaoundé. Il réussit ensuite des études supérieures de droit à la Sorbonne avant d'entrer à l'École nationale d'administration (ENA) de Paris en section diplomatique.Il décède le 10 juin 2010 à Yaoundé au Cameroun.Il débuta en 1959 une brillante carrière de haut fonctionnaire avant de devenir ambassadeur du Cameroun dans divers postes (auprès des Nations unies à New York, en Algérie, en Libye, en Grande-Bretagne et en Scandinavie). À partir de 1987 il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture.À la fin des années 50, Ferdinand Léopold Oyono publia en langue française trois romans qui ont trait à la vie quotidienne en Afrique à l'époque coloniale et qui, mettant en cause aussi bien l'administration que la police ou l'Église des missionnaires, feront scandale dans cette période de décolonisation.Une vie de boy, publié en 1956, est centré sur le personnage de Toundi, boy instruit placé chez le commandant d'un district de la colonie française. Le roman dénonce les pratiques autoritaires de la colonisation et au-delà, la négation de l'humanité des colonisés à qui on ne pardonne pas de quitter leur place en découvrant l'envers du décor des maîtres blancs. La place faite à la frustration sexuelle de Toundi vis-à-vis de sa patronne blanche et les turpitudes intimes de celle-ci offrent par ailleurs une approche renouvelée du problème colonial.Le vieux nègre et la médaille, publié en 1956, se concentre sur la date symbolique du 14 juillet, fêtée dans un district éloigné. Ce jour-là, Meka, qui a donné du terrain aux missionnaires pour leur église et dont les deux fils sont morts à la guerre, est d'abord heureux d'être honoré par une médaille de reconnaissance de la France, à laquelle tous ses proches applaudissent. En deux jours, après une cérémonie qui tourne au grand guignol et une nuit d'humiliation, le vieil homme prend conscience que ce 14 juillet n'est en fait qu'une mise en scène hypocrite des pouvoirs coloniaux qui parlent d'amitié en maintenant une stricte exclusion des colonisés. La solidarité africaine qui l'entoure à la fin du roman constitue un contrepoint politique et, avec la fierté retrouvée du peuple colonisé, une réponse à la colonisation des Blancs.Chemin d'Europe, publié en 1960, raconta quant à lui l'exploration plus ou moins chaotique du monde des Blancs dans une bourgade africaine par un jeune homme qui veut se couper de ses racines et rêve d'Europe malgré les mises en garde de son père.Ces œuvres qui associent des registres variés, avec des pages drôles ou grinçantes ou émouvantes, ont marqué les esprits dans cette période où s'esquisse la décolonisation et Ferdinand Oyono n'a pas exploré d'autres sujets en cessant d'écrire des romans depuis 1960.

vendredi 2 juillet 2010

prix des cinq continents


édition du Prix des cinq continents de la Francophonie. En effet, les quatre comités de lecture mis en place par la Francophonie viennent de désigner, hier, les dix romans finalistes de ce concours littéraire. Et parmi ces nominés, il y a Les Petits de la guenon, une traduction de Doomi Goolo de Boubacar Boris Diop.